Etude comparative de l’impact écologique : eau du robinet Vs. eau en bouteille

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Et si nous comparions l’impact écologique de l’eau du robinet et de l’eau en bouteille ?

Sur mandat de la Société Suisse de l’Industrie du Gaz et des Eaux (SSIGE), Esu-Services, spécialiste de l’impact du cycle de vie des produits sur l’environnement, a réalisé une étude particulièrement ambitieuse, comparant l’empreinte écologique de l’eau du robinet et de l’eau en bouteille. Sans être forcément passé inaperçu, ce travail aurait sans doute mérité une plus grande médiatisation. Rappelons que si l’humanité vivait comme les Français, elle aurait consommé dès le samedi 5 mai 2018 toutes les ressources que la planète peut renouveler en un an (voir l’article détaillé de ladepeche.fr à ce sujet). Nous vous proposons donc aujourd’hui de revenir sur les grandes lignes de cette étude comparative qui interroge à bien des égards nos habitudes de consommation de l’eau. C’est parti !

#1 Quelle est la problématique ?

C’est très simple : boire est une nécessité vitale. Comment satisfaire ce besoin tout en ménageant l’environnement ? De cette problématique découle un certain nombre de questions auxquelles l’étude Esu-Services apporte une réponse objective et chiffrée :

  • L’eau du robinet contribue-t-elle à ce « ménagement » de l’environnement ?
  • Les variables du transport et du conditionnement ont-elles un impact déterminant sur l’empreinte écologique de l’eau en bouteille ?
  • Quid de l’eau du robinet mise en bouteille et réfrigérée à la maison ?
  • Quid de l’eau gazeuse ?

Pour répondre à ces interrogations, Esu-Services a fondé son étude comparative sur des hypothèses, des données et des principes bien déterminés, apportant ainsi à l’étude une certaine fiabilité.

#2 Le périmètre d’analyse de l’étude et les hypothèses de travail

  • On émet l’hypothèse que toutes les eaux comparées sont de qualité similaire (aucune différence n’est faite quant à la composition de chaque eau) ;
  • Le chemin de l’eau est considéré dans sa totalité, « du berceau au tombeau », soit de la source au verre ou à la bouteille ;
  • Deux régions suisses ont été sélectionnées pour l’analyse de l’eau potable : une zone urbaine (Zurich) et une zone rurale (réseau de la Seeländische Wasserversorgung SWG, BE) ;
  • L’eau en bouteille a été analysée selon plusieurs scénarios : production en Suisse ou en Europe, bouteille en plastique, en verre ou bonbonne, eau gazeuse ou plate, etc.
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#3 Les 5 grands résultats de l’étude

Dans un souci de lisibilité, nous avons choisi de vous présenter les principaux résultats de cette étude comparative en 5 points distincts :

  1. L’eau potable, plate, non réfrigérée et issue du robinet de la maison consomme 1000 fois moins d’énergie (carburant notamment) que l’eau minérale en bouteille. Cette dernière est généralement transportée sur de longues distances jusqu’au client, consommant, en moyenne, 320 ml de carburant pour chaque litre d’eau minérale ;
  2. L’impact écologique élevé de l’eau en bouteille n’a pas grand chose à voir avec sa « minéralisation ». En effet, les points de surconsommation d’énergie sont : la réfrigération, l’emballage et le transport. Ainsi, une eau dite « de table » ou « de source » (non minérale donc) et embouteillée dans le commerce présente un bilan écologique aussi défavorable que l’eau minérale, car elle est embouteillée, réfrigérée et transportée ;
  3. L’eau du robinet embouteillée et réfrigérée à la maison présente un impact écologique 50% plus favorable à la planète que celui de l’eau achetée en bouteille et réfrigérée à la maison ;
  4. Concernant l’eau gazeuse, il est plus intéressant (sur le plan environnemental mais aussi financier) de « gazéifier » son eau potable à la maison à l’aide d’un appareil à soda que d’acheter une eau gazeuse du commerce. Selon l’étude, l’eau que l’on gazéifie à la maison est 5 à 8 fois moins impactante que l’eau minérale gazeuse du commerce ;
  5. Une consommation annuelle de 2 litres d’eau, par personne et par jour, correspond à un trajet en voiture de :
  • Près de 1 800 km pour l’eau minérale en bouteille produite hors Suisse (en UE) ;
  • Plus de 900 km pour l’eau minérale en bouteille produite en Suisse ;
  • Environ 127 km pour l’eau potable gazéifiée à la maison ;
  • Seulement 2 km pour l’eau potable du robinet.

#4 Conclusion générale

Quel que soit le scénario envisagé (réfrigération ou non, type de bouteille, distance parcourue, zone urbaine ou rurale), l’eau du robinet présente invariablement un bilan écologique très largement plus favorable que l’eau en bouteille. Même l’eau potable mise en bouteille, transportée et vendue comme l’eau minérale, n’a aucun avantage écologique, eu égard de l’emballage et du transport routier ou par rail.

Le constat final traduit une règle de conduite responsable pour le consommateur. Pour préserver son environnement et les ressources de sa planète, le consommateur gagnerait à puiser ses besoins dans l’eau de son robinet. Et pour la filtrer de ses polluants, les centrales Fontaigue® lui offrent le meilleur du traitement de l’eau du robinet, à la maison et au bureau. Vous êtes un professionnel ? Faites, vous aussi, le choix de la consommation responsable. Découvrez les études de cas de nos clients et appréciez les joies d’une eau filtrée de ses polluants, sans goût et sans odeur* dans votre restaurant, votre élevage, votre établissement d’hébergement, etc.

#5 Pour aller plus loin

Découvrez la problématique, la méthodologie, les données et les résultats détaillés de l’étude comparative Esu-Services en cliquant ici.
*Avec les gammes Opur et Otec.

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