Peut-on réutiliser les bouteilles en plastique ?

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réutilisation des bouteilles enplastique

Peut-on réutiliser indéfiniment les bouteilles en plastique ?

Peu de personnes peuvent se targuer de n’avoir jamais rempli une bouteille en plastique avec de l’eau du robinet. Cette pratique, que l’on peut même qualifier d’habitude du quotidien, est entourée de mythes, de légendes urbaines et de fausses informations. D’aucuns la qualifient de saine et d’écologique, d’autres y voient un risque latent pour la santé. Fontaigue® vous propose de répondre à la question de la réutilisation indéfinie des bouteilles en plastique, loin des allégations non étayées par la science. C’est parti.

De quoi parle-t-on ?

Il s’agit de la pratique consistant à remplir une bouteille en plastique issue du commerce (généralement une bouteille d’eau dont on a épuisé le contenu, mais aussi plus rarement une bouteille de soda) d’eau ou d’une autre boisson. Bien sûr, la bouteille est simplement refermée par un bouchon à filetage intérieur. Elle n’est donc pas hermétiquement scellée comme c’est le cas lors de l’embouteillage initial en usine. Il est ici utile de savoir que l’embouteillage est une pratique encadrée et régie par des conditions rigoureuses prescrites par la réglementation européenne. On comprend donc aisément que la réutilisation d’une bouteille en plastique dans des conditions aussi peu rigoureuses que celle de la cuisine d’un particulier puisse soulever des questions.

Quels peuvent-être les problèmes de cette pratique ?

Problème n°1 : l’hygiène

Nous allons nous concentrer ici sur les faits appuyés par la science, bien que la documentation en la matière ne soit pas particulièrement abondante. Il faut remonter à 2003 pour trouver l’étude la plus probante. 

En effet, une équipe de chercheurs canadiens de l’Université de Calgary, dans la province de l’Alberta, a analysé l’eau contenue dans 75 bouteilles en plastique réutilisées. Ces dernières ont été collectées dans la cantine d’une école primaire de la ville de Calgary. Les résultats sont éloquents :

  • 13% des bouteilles contenaient un niveau de bactéries excédant les directives canadiennes pour l’eau potable ;
  • 9% des bouteilles contenaient des coliformes fécaux, sans doute issus des mains de certains jeunes élèves ne se lavant les mains que très superficiellement ;
  • 64% des échantillons dépassaient le niveau légal de bactéries hétérotropes, toujours selon la législation canadienne.

L’étude n’a pas cherché à déterminer l’origine de la prolifération bactérienne pour une raison simple : son objet était d’évaluer la “potabilité” de l’eau contenue dans des bouteilles en plastique réutilisées, et non de définir les sources de cette “pollution”. Cette conclusion pourrait à elle seule justifier l’abandon de cette pratique, avant d’entrer dans les éventuels problèmes liés au plastique en tant que matière.

Problème n°2 : la toxicité soupçonnée de certains types de plastique

On estime qu’il y a 7 types de plastiques qui peuvent être utilisés pour fabriquer les contenants alimentaires. Toutes les bouteilles d’eau que l’on retrouve sur le marché européen sont frappées d’un pictogramme qui renseigne sur le type de plastique utilisé, sous forme de chiffre. Les différents types de plastiques ne présentent pas tous le même risque de toxicité à la suite d’une réutilisation.

  • Le type 1 est le plus couramment utilisé pour fabriquer des bouteilles d’eau. On le connaît également sous l’appellation “PET” ou “PETE”. On soupçonne que le “polyéthylène téréphtalate”, un produit chimique contenu dans le “PET”, est susceptible de relâcher du trioxyde d’antimoine après plusieurs utilisations. Cette substance peut causer des irritations cutanées, des problèmes respiratoires, des dérèglements de menstruations et une augmentation des risques de fausses-couches. Il est donc conseillé de jeter les bouteilles en plastique de type 1 après une première utilisation.
  • Les types 2, 4 et 5 ne présenteraient aucun danger liés à la matière plastique même après plusieurs utilisations. Le risque de santé lié à une hygiène peu rigoureuse n’est pas écarté pour autant.
  • Les types 3, 6 et 7 ne sont pas utilisés dans la fabrication des bouteilles d’eau… et c’est tant mieux, car le type 6 est toxique pour le cerveau et le système nerveux et le type 7 perturbe le fonctionnement hormonal.

Le canular “DEHA” de 2003

Une information datant de 2003 continue de circuler encore aujourd’hui, notamment sous la forme d’annonces pseudo-scientifiques sur les réseaux sociaux ou dans les chaînes de mail. On y évoque la prétendue lixiviation de produits chimiques des bouteilles en plastique avec l’usure, attribuant cette conclusion au Johns Hopkins Hospital situé à Baltimore, dans l’Etat du Maryland, aux Etats-Unis. Non seulement cette institution n’a jamais affirmé cela (un démenti a d’ailleurs été publié sur son site web en 2008), mais la substance incriminée (le DEHA) n’est pas présente dans les bouteilles en plastique.

Pour conclure…

Les inconvénients de la réutilisation des bouteilles en plastique, qu’ils soient scientifiquement prouvés ou simplement suspectés, sont largement supérieurs au côté pratique de cette (mauvaise) habitude. Mais l’alternative n’est pas l’achat effréné de bouteilles d’eau “neuves”, qui, rappelons-le, sont une véritable plaie pour l’environnement (et pour le portefeuille). Pour profiter de votre eau filtrée par votre centrale Fontaigue®, vous pouvez opter pour une carafe, une bouteille en verre ou encore une gourde en inox.

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